octobre: à Nantes le personnel de Santé Atlantique est en grève, quel avenir pour les travailleurs de la santé et des patients ?

Désorganisation du secteur de la santé: « nous ne sommes que des numéros sur les plannings, nous travaillons dans un service un jour, puis dans un autre la semaine qui suit, avec des amplitudes horaires qui peut aller jusqu’à 9-10h (voir 12h – vous lisez bien 12 – pour certaines d’entre nous) par jour. Nous sommes des infirmières jetables », un numéro sur une grille. « et il arrive que nous ne connaissons pas nos horaires 3 jours avant! ».Voilà ce que nous pouvons entendre du « malaise social » que peut vivre l’ensemble du personnel de la santé, et plus particulièrement à Nantes, où le personnel de Santé Atlantique est en grève depuis 7 jours. Véritablement se pose la question quel avenir pour les travailleurs de la santé et des patients?

7ème jour de grève:

Cette désorganisation est menée tambour battant sous les gouvernements libéraux ou « sociaux-démocrates ». Les directions administratives sont aux ordres des ARS.  Cette désorganisation est un prélude  à ce qui se jouera pour le futur CHU.

En ce 16 octobre 2018, une grande partie du personnel de Santé Atlantique est en grève. Il dénonce la désorganisation du travail dans les nouveaux locaux de Santé Atlantique qui fait partie du groupe Elsan (groupe leader de l’hospitalisation privée en France), Ce groupe a entrepris de regrouper sur le même site, à Saint-Herblain, la Polyclinique de l’Atlantique, l’Institut de la main (Jeanne-d’Arc), la clinique Saint-Augustin et Sourdille (ophtalmologie).

La santé LOW COST:

Au fil des années, nous avons vu apparaître des disparités croissantes au sein du personnel: des disparités de responsabilité, chaque métier devant se recentrer sur son « cœur de métier », une augmentation du personnel hiérarchique: du n+1 au n+5… avec une envolée des salaires ou des avantages en nature pou les n+3,+4,+5…et un tassement pour les bas salaires, et une augmentation du nombre de personnels travaillant à 50-60% d’un temps complet: les cadres jouant avec des tableaux d’effectifs et d’horaires pour satisfaire à la diminution des recettes de l’hôpital. Ce qui se traduit sur le terrain par: « On nous demande sans cesse de nous adapter. Par exemple on peut nous réclamer la veille de prendre nos RTT (congés) le lendemain »…

Depuis les années 1980, nous avons assisté dans l’industrie à une désorganisation des grandes entreprises au bénéfice de sous-traitants dont nous avons vu avec la crise de 2008 qu’ils sont les premiers touchés lors de celles-ci: Renault avec ses sous-traitants de sellerie, de moteurs, …EDF en ERDF, etc…Avec la disparition de certains CE.

Dans le secteur de la santé, nous voyons au contraire une redistribution des rôles entre le secteur publique et le secteur privé: la médecine libérale venant même au sein des hôpitaux publiques sous formes de consultations. Une fermeture quasi-systématique de petits hôpitaux de campagnes dont un grand nombre de maternité (Carhaix,…). Une accélération de ses regroupements avec la loi de Marisol Touraine avec la création des Groupements Hospitaliers de Territoire. Un rapprochement des EHPAD avec les petits hopitaux.

le personnel de Santé Atlantique est en grèveSur Nantes, la volonté pour la société ELSAN de regrouper différentes spécialités majeurs comme l’institut de la main, Sourdille, « impose d’harmoniser les statuts »: une grève avait déjà eu lieu en juin 2017, le personnel était à bout. « Sans attendre les négociations, le personnel a fait connaître son exaspération « Nous sommes à bout. On a tiré le signal d’alarme à diverses reprises, mais on ne nous entend pas. Ça a fini par déborder. »

« On nous demande sans cesse de nous adapter, d’évoluer dans notre travail »

Les salariés dénoncent le bas niveau des salaires. « Comme agent de service, je perçois 1 100 € net par mois », dit une femme qui sera en retraite dans quelques mois. « Moi, en qualité de brancardier, je touche 1 180 € », ajoute un homme. « Quant à moi, je suis infirmière, j’ai vingt-neuf années d’expérience et mon salaire est de 1 850 € net » Une autre infirmière a calculé que, compte tenu de son temps de travail, son salaire horaire était de 11,20 € !

Au-delà des revendications salariales, le personnel se plaint des conditions de travail.« On nous demande sans cesse de nous adapter. Par exemple on peut nous réclamer la veille de prendre nos RTT (congés) le lendemain, parce que l’activité des médecins a baissé. Certaines collègues sont victimes de burn-out, de dépressions. Il y a sans cesse des réorganisations pour faire des économies. La gestion financière l’emporte sur l’humain. »

Les réformes qui sont faites pour secourir le système de santé malade, ne sont en fait que des contre-réformes allant dans le sens d’une régression sociale, d’une augmentation des inégalités pour le profit de quelques actionnaires, qui pour certains partiront aux USA, ou au Portugal pour ne pas payer d’impôt et qui reviendront vite se faire soigner en France parce qu’ils seront mieux remboursés.

plus d’infos sur http://lecellier.info/resister-2/resistance-ouvriere/sante-rentre-resistance/

 « psychiatrie: l’état d’urgence »:

Dans le même temps où nous voyons un malaise grandir au sein du personnel travaillant dans le secteur de la santé, certains s’avancent pour dire qu’il est en crise: les derniers en date du 13 septembre ne manquent  pas de culot, il s’agit de 2 personnages qui viennent de publier: « psychiatrie: l’état d’urgence ». Alors que nous savons que tout est mis en œuvre par « nos » dirigeants pour désorganiser les structures, pour désunir les différents métiers, pour isoler le personnel,(avec une augmentation de la souffrance au travail, des suicides, serait-ce la même méthode managériale qu’avait utilisée la direction de France-Telecom, soupçonnée d’avoir mis en place une politique de déstabilisation des salariés, entre 2008 et 2009 ?).

Marion Leboyer et Pierre-Michel Llorca, les auteurs de Psychiatrie : l’état d’urgence, sont co-directeurs de la fondation Fondamental, co-éditeur avec l’institut Montaigne de l’ouvrage.  Jusqu’ici, rien de surprenant. La personne qui siège à la tête du conseil d’administration (CA) l’est un peu plus : il s’agit de David de Rothschild, PDG de la banque d’affaires du même nom. Parmi les membres du CA, entre un représentant des hôpitaux de Paris, des représentants d’universités, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), on trouve aussi la présidente d’une société de conseil en ressources humaines qui travaille essentiellement pour des laboratoires pharmaceutiques, et le PDG d’un groupe privé de cliniques psychiatriques, Sinoué. Le groupe Sinoué, fondé au début des années 2000, possède aujourd’hui une dizaine d’établissements psychiatriques privés en France et en Angleterre. « Le conseil d’administration reflète l’objet de la fondation, qui est d’associer privé et public, répond Pierre-Michel Llorca. Les fondations de coopération scientifiques allient public et privé, c’est leur principe. ».

ELSAN

« Créé en 2000 par Claude Bébéar, fondateur du géant des assurances Axa, l’Institut Montaigne est financé par de très grandes entreprises françaises comme Air France, Bolloré, Carrefour, SFR, Sanofi, Bouygues, Dassault, Orange, Veolia, Vinci, Total, Engie, LVMH, la Banque Lazard ou le Crédit agricole, ainsi que par des entreprises moins connues comme Elsan, le « leader de l’hospitalisation privée en France », dont quelques cliniques psychiatriques privées. » (bastamag) Tient donc comme on retrouve ELSAN.

le défi climatique et les réponses solidaires avec ENSEMBLE 44 à 20h à la Maison des syndicats de Nantes

Vincent Gay, militant écologiste, animera un débat public sur le défi climatique et les réponses solidaires à lui apporter,  le vendredi 12 octobre à Nantes, 20h, Maison des syndicats, Place de la gare de l’Etat.le défi climatique et les réponses solidaires

l’urgence climatique:

L’été a été particulièrement chaud, et divers événements rendent palpable la réalité des changements climatiques (incendies, inondations, canicule, fonte accélérée de la calotte glacière…). Les populations, gravement touchées, mesurent le défi qui les attend.
Les rapports des scientifiques sont tous alarmants. Nous disposons de peu d’années pour empêcher le pire. Et pour modifier l’urbanisme et les modes de vie afin de protéger les populations….

ENSEMBLE vous invite à débattre avec Vincent Gay. Le vendredi 12 octobre à 20h à la Maison des syndicats de Nantes
Place de la gare de l’état – salle du rez-de-chaussée

le défi climatique et les réponses solidaires

Un nouveau rassemblement pour le climat et la vie sur terre aura
lieu au miroir d’eau à Nantes Samedi 13 octobre à 14h.
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dimanche 23 septembre: LA FÊTE DES POSSIBLES à Oudon

dimanche 23 septembre: LA FÊTE DES POSSIBLES à Oudon 

dimanche 23 septembre: LA FÊTE DES POSSIBLES à OudonDepuis quelques années autour du 20 septembre s’organisent un peu partout en France et en Belgique des rencontres autour des solutions concrètes et locales en terme de : consommation, alimentation, déchets, argent, énergie…

L’année dernière, nous étions une douzaine d’associations et de collectifs du Pays d’Ancenis à nous réunir dans la cour du château d’Ancenis.

Cette année c’est à Oudon que se déroulera la grande fête des possibles le dimanche 23 septembre afin de :

  • faire découvrir au grand public les solutions présentes sur le territoire,
  • permettre aux acteurs de la transition de faire mieux connaissance entre eux,

Du 15 au 30 septembre, retrouvez les créateurs de possibles et les multiples initiatives présentes sur le Pays d’Ancenis et ses environs avec un temps fort à Oudon le dimanche 23 septembre.

La fête des possibles, c’est partout en France et en Belgique !

plus d’informations sur: http://lecellier.info/event/dimanche-23-septembre-2018-fete-possibles-a-oudon/

Créons ensemble la fête des possibles 2018 !

 

 

la santé après la grève de la faim des soignants de l’HP de Rouen

15 juin-15 aout 2018: 2 mois de grève à l’HP d’Amiens; Les soignants de Pinel, un HP d’Amiens, sont entrés dans une grève qui dure, suivant les exemples du Rouvray et du Havre (cf. article ci-dessous ou encore ici).

la grève de la faim des soignants de l'HP de Rouen
photo O-F
Pour les soutenir, le lien vers la cagnotte en ligne : https://www.lepotcommun.fr/pot/zfdyfyv0

article O-F: Grève à l’hôpital psychiatrique d’Amiens : « On enferme les malades au lieu de les soigner »

juin 2018: à Toulouse, après la grève de la faim des soignants de l’HP de Rouen, les soignants se mettent à chanter…

Les soignant.e.s toulousain.e.s reprennent Orelsan pour mobiliser la Santé…

Après la victoire de la mobilisation de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, l’heure est maintenant à la mobilisation de toute la Santé contre les mesures du gouvernement appliquées par les directions hospitalières, régionales, des cliniques et des EHPAD… Ceux qui n’ont pas les bases ! #SOSChallenge #RéanimeTonHosto

la grève de la faim des soignants de l'HP de Rouen

suite sur http://lecellier.info/resister-2/resistance-ouvriere/sante-rentre-resistance/greves-sante-departement/

Soirée de soutien aux luttes des salarié.e.s

EXPRESS/ le 15 juin soirée de soutien aux luttes des salarié.e.s de Brétéché à 18 h au miroir d’eau à Nantes: Des militant.es individuels de la CGT organisent une soirée de soutien aux salariés de Bretéché dans le but d’alimenter leur caisse de grève.Soirée de soutien aux luttes des salarié.e.s de Brétéché

Au programme : accueil, spectacle, apéro, discussion, banquet de la Cagette, boum

Les fonds collectés iront à la caisse de grève des salariés.

Bref rappel des causes de leur mouvement :

La semaine denière, la Clinique Brétéché a connu un mouvement de grève sans précédent.

Après 2 jour de grève les 22 et 23 mai, ce sont 5 jours de grève en continue qui ont eu lieu du 4 au 8 juin inclu. La grève est massivement suivi par les soignantes et soignants.

Si publiquement la clinique Brétéché est connue pour être une « clinique 5 étoiles », les salaires eux sont loin d’être « 5 étoiles » ! Les infirmières embauchent à 1 300 euros, quand aux professions moins qualifiées elle plafonnent au SMIC pendant de longues années.

Quand on connait les responsabilités et l’intensité du travail des soignants, une telle précarité des salariés est intolérable ! C’est pour avoir un salaire décent que les soignantes et soignants ont entamé leur mouvement de lutte.

Face à une direction déterminée, qui déclarait pendant le mouvement que « les grévistes cèderont lorsqu’ils auront le frigo vide », le combat qu’elles et ils ont mené a été dur.

Aujourd’hui leur budget est amputé de plusieurs centaines d’euros, et dans cette population où les femmes seules avec enfant ne sont pas rares, et au vu la hauteur du salaire de base, les fin de mois à venir s’annoncent difficile.

Pour leur permettre de se « refaire » et, peut-être, demain de repartir pour des victoires plus amples, cotisons en festoyant à leur caisse !

Une cagnotte de soutien a été mise en place aussi pour les dons en ligne : https://www.leetchi.com/fr/

quelques infos sur les luttes en cours ou récentes ic

la santé rentre en résistance

sans oublier le 21 juin  le concert de soutien aux luttes à la maison des syndicatsconcert de soutien aux luttes

Quel avenir pour la ZAD ?

C’était le titre d’une émission de Médiapart… » Quel avenir pour la ZAD ? »

Si l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné, que pourrait devenir la Zad? Une zone d’expérimentations où cohabiteraient paysan.ne.s et anciens squatteurs défend le mouvement qui s’est battu contre l’aérogare. Discussion entre Thomas et Camille, deux habitant·e·s, Angélique, paysanne et Jean-Marie, naturaliste en lutte.

et maintenant…le 17 mai 2018 les expulsions reprennent:

  • 12 h – Des zadistes, des représentants de Copain 44 et des Naturalistes en lutte ont donné une conférence de presse à la Rolandière, à trente mètres de la ligne des fourgons de gendarmes stationnés en ligne continue, pare-choc contre pare-choc, entre la Rolandière et la Saulce :« On est dans une colère profonde. Aujourd’hui on détruit des bâtiments, des vies et des pratiques agricoles. Les négociations c’est de l’enfumage, comme face aux cheminots et aux étudiants. La seule logique, c’est l’expulsion. …Concernant la Châteigne, « c’est un village reconstruit en 2012 lors d’un chantier collectif auquel ont participé les 250 comités de soutien créés après l’opération César, a rappelé le zadiste. C’est aussi une manière d’effacer l’histoire de cette lutte »suite sur Reporterre

communiqué d’EnsemblE 44:

NON A LA REPRISE DES EXPULSIONS A  NOTRE DAME DES LANDES !

Ce jeudi matin, l’offensive militaire contre la ZAD de Notre Dame des Landes a repris. Alors que des projets ont été déposés par nombre d’habitant.e.s. Alors que des discussions sont en cours et qu’il n’y a aucune urgence pour régler les questions en suspens. Le gouvernement montre bien sa volonté de revanche contre le mouvement qui a permis que l’aéroport prévu ne soit pas construit. Il montre sa volonté de réprimer, comme il le fait contre les

Quel avenir pour la ZAD ?

mouvements sociaux, notamment en faisant évacuer les facultés par la police.
ENSEMBLE ! 44 appelle à la mobilisation unitaire pour permettre à celles et ceux qui veulent mettre en place de nouvelles pratiques agricoles et sociales de demeurer sur la ZAD.

Rappel du communiqué de la France Insoumise 44

Les naturalistes en lutte dénonce le saccage des prairies,  . »Ces destructions en pleine période de nidification des oiseaux et de reproduction pour la plupart des espèces sauvages du site s’accompagnent bien entendu d’un nuage de gaz lacrymogène et d’un grand nombre de grenades explosives. Nous connaissons les conséquences de ces batailles lourdement équipées en terme de pollution chimique et sonore, fatale à un certain nombre d’animaux et gâchant le travail agricole pour longtemps. »..alors qu' »Il faut aussi se rappeler que tout au long du bras de fer contre le projet d’aéroport, les différentes personnes composant le mouvement d’occupation ont montré un souci constant de leur impact écologique malgré les fortunes diverses de cet épisode. »..

ce lundi 14 mai avait lieu un rassemblement à Nantes avec un appel de COPAIn 44, Acipa, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte. Pour un avenir commun dans le bocage!

La vague d’expulsions sur la zad de notre dame des landes a suscité d’importantes mobilisations sur le terrain et des réactions à travers tout le pays. Après dix jours d’intervention, les destructions de lieux de vie ont été suspendues. Un dialogue a repris entre le mouvement et la Préfecture après le dépôt collectif d’un dossier présentant plusieurs dizaines de projets agricoles , artisanaux, sociaux ou culturels sur la zad. Ce geste collectif vise à mettre en avant ce qui lie profondément ses activités et l’usage commun des terres et ressources.

Mais la trêve apparaît extrêmement fragile : des centaines de gendarmes sont toujours déployés dans le bocage, maintenant une pression quotidienne et mettant à mal la possibilité même de mettre en oeuvre les travaux agricoles en plein début de saison. Le premier ministre a posé un nouvel ultimatum avec la menace d’une reprise des expulsions après le 14 mai. Alors qu’un cycle de rendez-vous est actuellement engagé sur la pérénnisation des projets, le gouvernement décidera-t-il de rompre une fois de plus unilatéralement le dialogue pour se livrer à une nouvelle opération de destruction ?

Au-delà des lieux de vie, certains projets agricoles en cours depuis plusieurs années sont aujourd’hui menacés sur des terres convoitées par d’autres agriculteurs. Le gouvernement doit trancher au plus vite pour que les parcelles concernées aillent à de nouvelles installations plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations existantes.

Le 14 mai va se tenir en préfecture un second comité de pilotage censé examiner les projets portés par les habitants de la zad. Nous paysan.ne.s, associations, habitant.e.s, naturalistes qui avons défendu les terres de la zad contre le projet d’aéroport et nous projetons dans leur avenir – appelons à un pique-nique et rassemblement calme et déterminé devant la préfecture lors de la tenue du comité de pilotage.

Il s’agira d’y affirmer le refus de toute nouvelle expulsion sur la zad et d’y apporter un soutien aux différents projets présentés, à la vision coopérative qui s’en dégage. Nous refusons qu’on impose à ce qui s’est construit d’unique dans le bocage de notre-dame-des-landes les critères du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des
petites exploitations et individualisme entrepreneurial, sujétions aux groupes de l’agrochimie, dégradation continue des sols et de la biodiversité.

Nous souhaitons toujours pour notre part enraciner sur la zad une pratique des communs et d’une paysannerie solidaire, réellement soucieuse du soin du bocage et de l’environnement. Nous voulons toujours un territoire vivant et partagé, qui laisse la place à des manières de l’habiter qui ne soient pas qu’agricoles et à diverses formes d’expérimentation sociales. Il faut que le temps nécessaire soit laissé pour un dialogue réel autour de l’avenir du bocage de Notre-Dame-des-Landes. Ceci implique un calendrier crédible et des délais tenables et la fin des ultimatums et des menaces. Le rassemblement du 14 mai marquera la vigilance accrue de tous et toutes sur la suite du processus.

Ruffin sur NDDL

Écoutons Ruffin sur NDDL intervenir sur France Inter, et la journaliste de dire : planquer son argent aux Îles Caïman n’est pas illégal…Nous sommes gangrénés par des carriéristes qui ne pensent qu’à leur pognon et rien sur l’intérêt commun. Ces carriéristes se retrouvent à tous les postes clés: du cadre lèche-botte de son patron aux directeurs d’établissements de santé aux ordres des ARS, par exemple. En l’occurrence, plus ils mettent en place la casse du secteur santé (pour mieux la privatiser, idem pour les autres secteurs des services publics) et les voilà au bout de 5 ans propulser à d’autres postes. Idem pour les journalistes…

Que se passe-t’il sur la ZAD? Ils pensent collectif et cela c’est inadmissible. C’était le 10 avril:

conférence de presse du 9 avril:

Les autres agriculteurs qui n’ont pas participé  à la lutte, mais qui ont touché la prime d’expulsion, et pour certains une grosse prime (carriéristes), et qui continuaient  à exploiter les terres sans titre et sans contrat, donc illégalement, avec la bienveillance du Conseil Départemental, vont- ils pouvoir revenir tranquillement sur ces terres avec la bénédiction de la chambre d’agriculture?

vous trouverez ici le communiqué de la France Insoumise En Loire-Atlantique

notre-dame-des-landes envahit par des blue-blocks…

Notre-Dame-des-Landes envahit par des blue-blocks violents qui s’en prennent aux cheveux blancs:

notre-dame-des-landes envahit par des blue-blocks...
https://reporterre.net/Expulsions-sur-la-Zad-l-intervention-militaire-commence-a-patiner

Même la préfète Nicole Klein en parle: les gendarmes sont choqués par leur propre matériel qu’ils utilisent ce mercredi 11 avril, Nicole Klein en convient .

Edouard Philippe rend hommage au professionnalisme

Face aux envahisseurs, les anciens s’organisent…

Attention ce sont des personnes étrangères à la zad qui veulent en découdre dixit la préfète

Attention, l’image qui suit est choquante: nous avons affaire à une marée de zadistes:

ils ont même un office de tourisme:

 

 

 

 

les blue-blocks empêchent la libre circulation:

entrainant des bouchons

pour éviter les bouchons suivez infotraflics sur https://zad.nadir.org/

Plus d’infos en visuel avec la carte interactive : http://umap.openstreetmap.fr/en/map/zad-carte-de-resistance-aux-expulsions_212230#14/47.3530/-1.7486

Attention propos choquant :  M.Macron souhaiterait-il évacuer toute la ZAD pour donner la gestion des terres à la FNSEA à travers la chambre d’agriculture ?….

 

 

Communiqué de presse unitaire : « Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes », 09 avril 2018

Communiqué de presse unitaire : « Non aux expulsions à Notre-Dame-des-Landes », 09 avril 2018.

Après l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, le gouvernement affiche son obstination en expulsant une partie des habitants de la ZAD. Loin des journalistes, interdits de pénétrer sur la zone, les forces de l’ordre ont commencé à évacuer et à détruire cette nuit de nombreux lieux de vie. Alors que la préfecture de Loire-Atlantique prétendait chercher une solution apaisée, c’est la violence de l’Etat qui se manifeste aujourd’hui. Cet Etat qui cherche à diviser les habitants de la zone à défendre, alors que tous et toutes ont construit à travers à les résistances, un de ces nombreux autres mondes possibles. Le gouvernement refuse ainsi une sortie pacifique du conflit, comme cela avait pu être possible au Larzac dans les années 1980, et revient sur ses propres engagements en expulsant le lieu Les Cent Noms ; ce dernier devint pourtant être préservé de l’expulsion puisque faisant partie des projets agricoles reconnus.

Face à la violence policière et aux expulsions, nous appelons à la résistance, dans l’unité. Non aux expulsions, la ZAD vivra. Nous appelons à nous mobiliser en se rendant à Notre Dame des Landes, ou en rejoignant les rassemblements locaux qui dès aujourd’hui vont se multiplier.

Premiers signataires : ATTAC, Alternatiba, ANV-COP21, CGT Vinci, SUD Rail, Solidaires, Ensemble !, NPA, Parti de Gauche

info en direct: https://radio.antirep.net/RadioKlaxon

un appel lancé pour défendre la ZAD

Rappel: les infos sur la ZAD https://zad.nadir.org/spip.php?article5321

un appel lancé pour défendre la ZAD

un appel lancé pour défendre la ZAD

« En défense de la ZAD, résister à Emmanuel Macron et à son monde

L’opération policière et militaire d’évacuation d’une partie des habitant·e·s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes devrait débuter dans les prochaines heures. En plein mouvement social, cette intervention ne nous surprend pas. Nous sommes convaincu·e·s que ces luttes – pour défendre la ZAD, la SNCF, des universités réellement ouvertes ou des politiques authentiquement humaines d’hospitalité et d’accueil des migrant·e·s – sont liées les unes aux autres, et qu’elles participent à un même mouvement.

L’opération policière et militaire d’évacuation d’une partie des habitant·e·s de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes apparaît comme de plus en plus probable, et devrait débuter dans les prochaines heures. La première victoire historique de la lutte contre l’aéroport, dont le gouvernement a été contraint de prononcer l’abandon le 17 janvier dernier, a ouvert une nouvelle phase dans la lutte autour de l’enjeu de l’avenir de la ZAD. Depuis, Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gérard Collomb semblent déterminés à clore l’histoire de ce territoire en lutte. Pour cela, le gouvernement a d’abord joué (et continuer de jouer) la division, en tentant de faire passer l’idée que certain·e·s occupant·e·s n’auraient aucune légitimité à rester sur un territoire qu’ils et elles ont pourtant directement contribué à protéger du béton et des avions.

Depuis 2013, le mouvement dans son ensemble affirme sa volonté de gérer collectivement les terres de la ZAD, ce que lui refuse aujourd’hui le gouvernement, qui menace désormais de l’expulser, avec un empressement que rien ne justifie. Face à ce risque d’expulsions, nous réaffirmons notre solidarité sans faille avec l’ensemble des habitant·e·s de la ZAD, quel que soit leur statut, quelle que soit leur habitation, qu’ils et elles aient un titre de propriété ou non, etc.

Le choix du gouvernement de procéder à l’opération d’évacuation en plein mouvement social – à la SNCF, dans la fonction publique ou dans les universités (sans compter les multiples autres mobilisations en cours) – ne nous surprend pas. Une opération d’évacuation renforcera bien sûr le rejet de plus en plus fort et partagé des politiques d’Emmanuel Macron. Mais le gouvernement fait sans doute le pari qu’il parviendra à utiliser la multiplication des fronts pour diviser les mobilisations en cours.

Nous devons donc de notre côté construire des alliances toujours plus fortes et nous opposer à cette opération militaire aberrante, qui mobilise au moins 2 500 militaires et 1 500 policier·e·s pour évacuer violemment une zone où se construisent des modes de vies résilients et durables.

Nous sommes convaincu·e·s que ces luttes – pour défendre la ZAD, la SNCF, des universités réellement ouvertes ou des politiques authentiquement humaines d’hospitalité et d’accueil des migrant·e·s – sont liées les unes aux autres, et qu’elles participent à un même mouvement. Parmi les nombreuses choses que nous pouvons apprendre de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et son monde, la diversité des stratégies, des approches et des alliances déployées sur place qui ont permis d’inscrire l’occupation dans la durée nous apparaît décisive. Plus encore, les récents exemples de solidarité concrète et active d’habitant·e·s de la ZAD avec les acteurs et actrices des luttes du territoire nantais constituent un exemple fort et concret de convergence des luttes.

 

Au-delà, ce qui se joue dans la geste thatchérienne d’Emmanuel Macron est largement commun, que l’on soit habitant·e· de la ZAD, cheminot·e à la SNCF, fonctionnaire menacé par les suppressions de poste, étudiant·e écrasé·e par l’abandon de l’université ou lycéen·ne abandonné·e à l’absurde brutalité de Parcoursup ou que l’on résiste à l’inhumanité meurtrière des politiques migratoires française et européenne. Ce que partagent ces luttes va bien au-delà des inventions tactiques (qu’illustre la crainte ouvertement exprimée par des président·e·s d’université de voir s’ouvrir des « ZAD universitaires »). ZAD expulsion imminenteEmmanuel Macron et son gouvernement ont engagé l’ultime étape de la destruction mécanique et systématique des services publics (et de leurs agent·e·s). Le cycle brutal de « réformes » libéralisant ces services, qui ne fait que débuter, doit évidemment ouvrir la voie à leur privatisation. Pour pouvoir mener à bien leur projet, le gouvernement cible en priorité les secteurs les plus à même de constituer de durables poches de résistance.

Autour de la Zad, grâce au travail de ses habitant·e·s et de ses riverain·e·s, nous avons su mener une lutte de près de cinquante ans contre l’aéroport et son monde – un slogan que les habitant·e·s de la ZAD ont rendu concret, par leur capacité à créer des liens avec d’autres résistances contre d’autres infrastructures, ou en transformant ces quelques hectares de bocage en un espace d’accueil, d’expérimentation et de résilience. Nous devons aujourd’hui parvenir à défendre la ZAD, de la même manière que nous devons parvenir à défendre la SNCF, l’université et l’ensemble des services publics contre Emmanuel Macron et contre son monde – de libéralisation, de marchandisation, de privatisation et de bétonisation.

Nous le ferons, concrètement, en répondant aux appels à soutien lancés par les habitant·e·s de la ZAD, aux appels à se rendre sur place ou à rejoindre les rassemblements locaux en cas d’expulsion, et en veillant à ce que nos autres mobilisations se construisent aussi au nom de la défense de ce territoire emblématique de ce que nos dirigeant·e·s ne peuvent tolérer.

100 premier·e·s signataires :

Éric Alliez, professeur (Paris-VIII)

Maud Assila, linguiste, SEN du Parti de Gauche

Julien Bayou, porte-parole national EELV

Nicole Benyounes, Fondation Copernic

Éric Beynel, porte parole de l’Union syndicale Solidaires

Martine Billard, secrétaire nationale à l’écologie du Parti de gauche

Christophe Bonneuil, historien, animateur de la collection « Anthropocène »

Frédéric Boone, chercheur

Sylvain Bordiec, sociologue, université de Bordeaux

Philippe Boursier, professeur de sciences économiques et sociales, SUD-Éducation

Clara Breteau, chercheuse-doctorante

Sylvère Cala, secrétaire exécutif National du Parti de gauche, animateur collectif Avenir Educs

Isabelle Cambourakis, éditrice

Amélie Canonne, militante altermondialiste

Vincent Casanova, enseignant

Vincent Charbonnier, philosophe, syndicaliste (SNESUP-FSU)

Denis Chartier, géographe

Johan Chaumette, enseignant

Bernard Coadou, médecin

Vanessa Codaccioni, MCF, Paris-VIII

Le Comité Vérité et Justice pour Adama

Geneviève Coiffard, militante du mouvement contre l’aéroport de Notre Dame des Landes et pour la défense de la ZAD

Maxime Combes, militant altermondialiste

Philippe Comtesse, dirigeant associatif

Philippe Corcuff, maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon

Pierre Cours-Salies, professeur émérite sociologue Paris-VIII

Thomas Coutrot, économiste

Pierre Crétois, philosophe

Laurence De Cock, historienne

Christian Delarue, militant altermondialiste, membre du CADTM

Christine Delphy, sociologue féministe

Suzanne Doppelt, écrivaine, photographe et éditrice française

Clémence Dubois, militante écologiste

Arnaud François, professeur des universités

Jean-Michel Faure, sociologue

Jean Gadrey, économiste et militant associatif

Isabelle Garo, philosophe

Pascal Gassiot, activiste

Charlotte Girard, coresponsable du programme de la France insoumise

Jérôme Gleizes, université Paris-XIII

Barbara Glowczewski, anthropologue

Émilie Hache, philosophe

Nicolas Haeringer, militant pour la justice climatique

Nacira Guénif, sociologue, anthropologue, université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis, soutien aux exilé·e·s occupant Paris-VIII

Pierre Khalfa, économiste, Fondation Copernic

Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe

Mathilde Larrère, historienne

Laurent Lévy, essayiste

Gildas Loirand, universitaire

Olivier Long, universitaire et peintre

Frédéric Lordon, chercheur CNRS

Michael Löwy, sociologue

Pascal Maillard, universitaire, secrétaire national SNESUP-FSU

Gustave Massiah, membre Cedetim/Ipam

Guillaume Mazeau, historien

Thibaut Menoux, MCF université de Nantes

Charlotte Meunier, enseignante

Stella Montebello, université populaire Toulouse

Christian de Montlibert, professeur émérite, sociologue

Bénédicte Monville, conseillère régionale IDF

Corinne Morel-Darleux , conseillère régionale, Parti de gauche

Bernard Mounier, président Eau bien commun PACA

Olivier Neveux, universitaire

Frédéric Neyrat, philosophe

Ugo Palheta, sociologue

Timothy Perkins, enseignent ENSCI-les ateliers

Roland Pfefferkorn, sociologue

Néstor Ponce, écrivain

Christine Poupin, porte-parole du NPA

Annie Pourre, militante associative

Geneviève Pruvost, sociologue

Serge Quadruppani, écrivain

Sandra Regol, porte-parole EELV

Matthieu Renault, université Paris-VIII

Kristin Ross, écrivain

Juliette Rousseau, militante

Arnaud Saint-Martin, citoyen concerné

Benoît Schneckenburger, philosophe, secrétaire national du Parti de gauche

Danielle Simonnet, conseillère de Paris

Omar Slaouti, militant antiraciste

Marie Toussaint, Notre Affaire à Tous

Aurélie Trouvé, militante altermondialiste

Rémy Toulouse, éditeur

Enzo Traverso, historien

Gilles Tronchet, enseignant à l’université

La revue Vacarme

Laure Vermeersch, cinéaste

Sophie Wahnich, directrice de recherche CNRS,

Maud Youlountas, cinéaste, photographe

Yannis Youlountas, réalisateur, écrivain

Caroline Zekri, citoyenne, maîtresse de conférences (université Paris-Est Créteil) »

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