Accueil des Roms avec ROMEUROPE

L’accueil des Roms sur le département 44 est une question qui dure, des communes ont créée des espaces de vie, d’autres continuent les expulsions…

Pendant la trêve hivernale, les expulsions continuent…

Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2018, après des jours de visites pluriquotidiennes et menaçantes de la police les enjoignant de quitter les terrains qu’elles occupaient dans l’est de Nantes, et ce, malgré la trêve hivernale, environ 200 personnes dont 30% d’enfants sont parties en errance dans l’agglomération.

Parmi elles, un bébé de 3 jours et sa maman, une petite fille de 7 ans, récemment opérée, immobilisée dans la caravane et dont la situation a été signalée le 27 novembre au sous-préfet, à l’ARS (Agence Régionale pour la Santé), et à Nantes Métropole.

Au matin du 29, une centaine de personnes se sont arrêtées à Sainte-Luce, en bord de Loire, en zone inondable ; une quinzaine de personnes sont arrivées sur une aire d’accueil des gens du voyage, momentanément fermée, à Nantes, situation explosive, car les voyageurs menacent de les déloger ; un autre groupe d’une soixantaine de personnes est encore en errance ; enfin environ 80 personnes se sont arrêtées sur un terrain de foot désaffecté à Saint-Joseph de Porterie.

Tous ces groupes ont reçu la visite, qui du maire, qui de la police les enjoignant de quitter les lieux.

Pour aller où ? aujourd’hui, quasiment toutes les friches sont rendues inaccessibles, entourées de rochers ou de buttes de terres. Certes, ces familles occupaient illégalement ces terrains, mais est-il pour autant légal et légitime de les condamner à l’errance ?

De nouveau, les parcours de santé, de scolarisation vont être interrompus. Par ailleurs la plupart de ces personnes ont un emploi régulier qui est mis en péril du fait de ces expulsions

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise:

-dénonce le coût humain de ces expulsions déguisées sans préparation et sans solution de mise à l’abri

-demande l’accès aux droits fondamentaux pour ces familles par la stabilisation de terrains avec sanitaires, eau et électricité.

Contacts : Annie Richard, 0786517499

Le Collectif Romeurope de l’agglomération nantaise est composé

– d’associations de défense des Droits de l’Homme : LDH, MRAP, GASPROM-ASTI

– d’associations humanitaires : Médecins du Monde, CIMADE, CCFD-Terre Solidaire

– d’association d’éducation populaire : Ligue de l’Enseignement-FAL 44

– d’associations de solidarité : Romsi Indre, Soleil Roms Ste-Luce, Sol’Rom St-Herblain, Ame Sam Rezé, Solidaroms Vigneux, Treillières Solidaire, Avec Carquefou, Action Solidaire Orvault, Droujba Clisson, Solida-Roms-Bouguenais, Association Solidaire Roms Nantes Est, Citoyens Solidaires Montaigu, Solidarité Nantes centre, Cell’Accueil, ADIS Sautron, Fraternité couëronnaise, Roata Nantes

– ainsi que de citoyens. 

Il est indépendant de tout parti politique et non confessionnel.

L’accueil des Roms

reportage RFI:

« On les croyait éradiqués depuis les années 70. Pourtant, ils sont de nouveau là. La France métropolitaine compte aujourd’hui près de 570 bidonvilles. Environ 16 000 personnes, principalement d’origine roumaine et bulgare, y vivent dans la plus grande pauvreté. Et c’est à Nantes et dans ses banlieues que le nombre d’habitants de ces campements est le plus élevé. Les autorités locales commencent à prendre conscience de l’ampleur du phénomène et cherchent des solutions. Sans s’attendre à des miracles, les associations caritatives, elles, continuent à aider les familles sur le terrain. »

http://www.rfi.fr/emission/20180313-france-nantes-bidonvilles-exclusion-errance

 

 

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