Blain sans frontières

Blain sans frontière veut garder la famille Guseynov :

Le parrainage civil, s’il n’a pas de valeur juridique, peut devenir un acte républicain selon le maire de Blain, pour faciliter une demande d’asile pour une famille bien intégrée dans la commune.
Samedi matin 22 octobre 2016, le maire, Jean-Michel Buf, a procédé au par­rainage républicain des trois enfants de la famille Guseynov. Ce couple du Daghestan, contraint à fuir son pays en 2012, est depuis, pris en charge par l’association Blain sans frontières (BSF). Si cet acte n’a pas une grande valeur en soi, l’objectif recherché à travers cette symbolique est d’une autre teneur.
Mais leur demande d’asile a été re­jetée. Ils sont sous la menace d’une expulsion vers leur pays d’origine. Le préfet vient de leur signifier une Obli­gation de quitter le territoire. « Or, depuis son arrivée à Blain, cette famille témoigne d’uneblain sans frontières intégration réussie, tant dans l’apprentissage du français, de la scolarisation des enfants que de leurs engagements dans la vie associative locale « , as­sure Françoise Gauguin, de Blain sans Frontières.
Des efforts d’intégration exemplaires .
Une intégration à tel point exemplaire, que la communauté ensei­gnante du collège Galinet, où sont scolarisés Irisbat et Aydinbeék, les deux aînés de la famille Guseynov,  s’est largement mobilisée. « Nous
sommes impressionnés par les ef­forts faits par ces enfants pour apprendre le français », souligne Katia Chaulieu.
« Ils le parlent couramment, ils sont exemplaires dans toutes les matières. Irisbat a même été élue déléguée de sa classe de 4e » ajoutent Amélie Doirat et Soazig Bonnet.
Médecin et pompier, plus tard
Ces deux jeunes adolescents qui n’aspirent qu’à rester en France, savent déjà très bien ce qu’ils veulent faire plus tard. « Je veux devenir mé­decin, pour aider les autres. C’est un rêve de petite fille », confie avec assurance, Irisbat, dans un français impeccable. Quant à Aydinbek, « je veux faire pompier, aussi pour sau­ver les gens ». Pour Yasmina la petite dernière, c’est encore un peu trop tôt, lui poser la question: elle n’a que 15 mois! .
Au ‘regard des efforts réalisés par cette famille, le maire n’a pas hésité à répondre favorablement à la sollici­tation de l’association. « Cette céré­monie n’a pas de valeur juridique, rappelle l’édile. Mais c’est un acte symbolique fort qui montre notre volonté de les accompagner et de les aider à intégrer nos valeurs ré­publicaines et de citoyenneté. Ça peut aider et faciliter les choses. »
Six Blinois, dont quatre ensei­gnants du collège Galinet, ont accep­té de parrainer ces trois enfants. (O-F  24 octobre 2016)

Plus d’info sur « Blain sans Fontières » sur http://bsf44.free.fr/

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