grève à Psy’Activ

contexte

Psy’activ: L’association, émanant de la MSA, gère un dispositif d’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique, composé d’établissements sanitaires et médico-sociaux.

La psychologue du Centre de Post-cure Psychiatrique, lors de son entretien annuel avec son responsable N+1, le Directeur Général, a reçu la notification de sa mise à pied. Le DG lui a demandé de signer cette notification, tout en lui refusant de lui en communiquer les raisons. Elle repart à son bureau récupérer ses affaires. Un cadre s’y invite, lui intimant l’ordre de quitter immédiatement les lieux, allant jusqu’à la menacer de porter plainte pour détention de documents qui appartiendraient à Psy’Activ (deux autres cadres sont également présents mais se tiennent à distance) C’est une violence insupportable ! Les salariés du Centre de Post-cure Psychiatrique sont sous le choc. Non seulement la confiance avec la direction est rompue, mais cette défiance s’élargit également à certains cadres intermédiaires. C’est un climat de peur qui règne. Ce sont des méthodes de management inacceptables ! La situation de la psychologue fait suite au départ, l’été dernier, des deux autres psychologues.  

Il a fallu qu’elle attende une semaine et demie pour connaître les raisons de cette mise à pied, puis encore deux semaines pour apprendre son licenciement pour faute grave! Une mise à pied nécessite la mise en danger des autres employés (ou des patients) par la salariée. Qu’en est-il ?   La direction lui reproche de ne travailler que 31 heures par semaine au lieu des 31 heures 30 prévues dans son contrat initial. Elle a expliqué qu’elle consacrait cette demi-heure à faire le point avec le staff du centre mais la direction ne veut rien entendre alors que ces horaires étaient signés chaque mois par elle et transmis à la direction. Et c’est sur cette base que le DG a pris sa décision! Avec cette mise à pied, c’est le DG qui peut mettre en danger l’accompagnement des patients, avec la rupture du travail thérapeutique, et il fait fi des conséquences de cette décision brutale sur la salariée, sa vie, son avenir.


Restructuration de Psy’Activ :

Ces 5 dernières années, plusieurs salariés de Psy’Activ ont gagné aux prudhommes pour des licenciements non fondés. « Cette affaire est symptomatique du climat qui règne au sein de Psy’Activ (ex-association Les Briords) depuis quelques années en raison du management agressif pratiqué par la direction.On espérait du changement avec l’arrivée d’un nouveau directeur en avril 2018, mais il n’en a rien été «  dixit Patrice Chapeau, représentant CGT.   C’est concomitant d’une restructuration des offres de soin par l’association avec, par exemple, une diminution progressive des lits du Centre de post-cure Psychiatrique, passant de 64 à 40 lits(en 8 ans).

L’Antenne Régionale de la Santé a d’ailleurs approvisionné de l’argent pour les « ruptures » de contrat. Suite à ce management, certains sont partis d’eux-mêmes espérant trouver mieux ailleurs. (onze départs de salariés depuis un an et demi.) Avec cette nouvelle application de la Loi Travail, le Directeur Général, représentant le CA de PSY’ACTIV, peut licencier qui il veut, maintenant qu’il sait combien ce licenciement va lui coûter devant les prudhommes !

C’est le règne du salarié jetable.  

L’association, (avec un conseil d’administration principalement composé de représentant de la MSA) gère un Esat (Établissement et Service d’Aide par le Travail) à Saint-Julien-de-Concelles, une entreprise adaptée (Cérame atelier) à Sainte-Luce-sur-Loire et un service d’évaluation et d’accompagnement professionnel (Seap) pour personnes souffrant de troubles psychiques, elle emploie 88 salariés au total.   la grève aura lieu du mardi 5 novembre 7h au mercredi 6 novembre 7h. avec distribution de tracts le matin et piquet de grève devant le siège « anti-social » de Psy-Activ: 19 allée du bois de la Bauche, Boulevard de l’Epinay à CARQUEFOU.

L’UL-CGT de Carquefou appelle tous ses militants et syndiqués qui le peuvent, à venir se joindre et soutenir les salariés en lutte à CARQUEFOU.

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