sivens

Appel à dons pour la famille de Rémi

La famille de Rémi Fraisse doit prendre à sa charge les frais de sa défense (avocats, etc.) pour quelumière soit faite et que soient jugés les responsables et auteurs de l’assassinat de leur fils.
A la douleur de la famille s’ajoute la contrainte de réunir l’argent pour mener à bien cet indispensable procès contre l’état.
Aussi, l’association les amis des bouilles a décidé de lancer une campagne de dons pour l’aider à faire face à ces frais, tout en faisant supporter une partie de votre don à l’Etat.
Si vous payez des impôts, effectuer un don via l’association est un moyen, de condamner l’État à supporter les 2/3 de votre don. En effet, pour 100 euros de dons, nous vous enverrons, l’an prochain un reçu fiscal vous ouvrant droit à réduction d’impôts de 66 euros de votre déclaration 2017.
Comment faire un don?
1.Par chèque, au nom de«les amis des bouilles»,en indiquant au dos «
pour la famille de rémi» que vous envoyez, par courrier,à l’adresse suivante:
«Les Amis des Bouilles 25 rue des Artistes bat.2-Appt. 20 31200 Toulouse»
Vous pouvez y joindre un message de soutien que nous transmettrons. Le reçu fiscal sera envoyé au nom et à l’adresse indiqué sur le chèque.
2. Par virement au Crédit Coopératif : RIB : 42559 00021 41020035667 83 IBAN : FR76 4255
9000 2141 0200 3566 783 BIC : CCOPFRPPXXX avec en message «
pour la famille de rémi» et en envoyant un mail à «amisdesbouilles@riseup.net» rappelant le nom qui figure sur le
virement et précisant l’adresse où envoyer le reçu (en effet par virement nous n’avons pas connaissance de l’adresse de l’émetteur du virement).     24 mars 2016
Sur ce qui s’est passé, nous ne saurons vous conseiller d’écouter la très bonne émission de France Culture  « Les Pieds sur terre » du 6 octobre 2015:
 Vous pouvez télécharger le Rapport sur les conditions ayant conduit à la mort de Rémi Fraisse remis le 23 octobre 2015 par la Ligue des Droits del’Homme et la Commission Enquête Citoyenne Sivens ici (ou sur le site LDH : http://www.ldh-france.org/rapport-commission-denquete-ldh-les-conditions-conduit-mort-remi-fraisse-sivens-octobre-2014/)

De Creys Malville à Sivens : Vital Michalon et Rémi Fraisse :

 Le 31 Juillet 1977, sur le site dédié à la centrale nucléaire Superphenix, et le 25 octobre 2014, sur le site promis au barrage de Sivens, Vital Michalon et Rémi Fraisse, militants écologistes sont tombés sous les grenades offensives de la gendarmerie. Souvenirs de leurs proches. Reportage : Olivier Minot, Réalisation : Marie Plaçais.

sivensN’oublions pas le déroulement, Ségolène Royal arrivée au gouvernement demande une étude pour connaître le fond de l’affaire. « Alors que la ministre de l’écologie est à New York pour la conférence sur le climat, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture s’est exprimé hier matin, en faveur du barrage de Sivens. Un projet qui donne lieu depuis des semaines à des affrontements entre opposants et forces de l’ordre sur le site de la zone humide du Testet.

Nomination d’un nouveau préfet: Thierry Gentilhomme. Ayant pris ses fonctions le 1er septembre 2014, le préfet Gentilhomme est celui qui était en place quand le déboisement d’une dizaine d’hectares de forêt à Sivens s’est fait sans autorisation sous la protection des forces de l’ordre, donc dans l’illégalité. Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un préfet envoyer l’armée pour permettre ouvertement la commission d’une infraction.

Royal désavouée ?

Ségolène Royal avait souhaité, début septembre, vérifier que le projet «ne participe pas au développement d’une agriculture intensive» par la nomination d’une mission d’expertise. Stéphane Le Foll n’a pas attendu les conclusions des experts pour affirmer, sur France Inter, que ce barrage devait se construire. Pour le ministre de l’agriculture, les retenues réalisées aujourd’hui ne sont pas faites pour faire pousser du maïs mais pour une agriculture diversifiée. «Je veux que l’on arrête de dire que lorsqu’on fait une retenue, c’est pour le maïs. Oui, il y a trente ans, dans le sud ouest, on faisait de l’irrigation et on pompait pour faire du maïs. Le problème aujourd’hui est la capacité à maintenir un élevage. La diversité de l’agriculture française est posée si on n’a pas de réserves d’eau. ».

Lundi 8 Septembre 2014

Stéphane Le Foll a assuré que sa déclaration en faveur du barrage de Sivens était la position du ministre de l’agriculture mais aussi du porte-parole du gouvernement. Un caillou dans la chaussure de Ségolène Royal qui ne donnera sa position qu’une fois la mission d’expertise terminée. »

On connait la suite: création des milices des la FNSEA, …

Puis lors de l’organisation de la manifestation entre le préfet, la police et  Ben Befetey, l’information est donnée que les forces de l’ordre se tiendront à distance de la manifestation pour éviter toues provocations. Cette décision est contredite le jour même de la manifestation par le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme (nomination récente) et du lieutenant-colonel, à la tête du groupement de gendarmerie du Tarn en place depuis le 1er aout, Sylvain Rénier, d’où venaient les ordres ? De Thierry Carcenac, président du Conseil Général ? Des Ms Valls,  Caseneuve, Le Foll ? Il fallait tenir et faire des arrestations!!! Criminaliser les personnes qui essaient de faire respecter la loi.

Déjà l’argument dépêché:« cela n’empêche pas Xavier Beulin, qui préside la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, largement représentée à la CACG comme à l’agence de l’eau, de qualifier les manifestants contre le barrage de « djihadistes verts ». « Quand une décision est prise, on l’exécute, sinon ce n’est plus une démocratie digne de ce nom », a déclaré le responsable du syndicat majoritaire, devant la presse, le 29 octobre 2014″

Il ne faudrait pas oublier que les travaux, avec le feu vert  de Stéphane  Le Foll,  ont commencé dans l’illégalité!!!

Déjà un autre barrage avait été construit par le conseil général du Tarn avant l’obtention des permis et a été déclaré ILLEGAL !

Fourogue, le barrage tarnais illégal auquel Sivens devait ressembler étrangement…

Même taille, même but, même exploitant, même maître d’oeuvre, le barrage de Sivens a beaucoup de points communs avec son voisin de Fourogue. Ce dernier est exploité depuis 1998 et pourtant, il est illégal. Une situation que les opposants voulaient éviter de reproduire à Sivens. Reportage sur France 3 ici et un article de la dépêche ici.

Mais, en septembre 2016, pris de remords, le conseil Général par une enquête publique,  du 29 août au 30 septembre 2016, tente d’obtenir une déclaration d’intérêt général! Il s’agirait surtout de faire payer les réparations du-dit barrage, par les contribuables tarnais!!!

Comme pour celui de Sivens, il a été conçu par la CACG et porté par le Conseil général du Tarn (Thierry Carcenac déjà à la manoeuvre à l’époque). Comme lui, il a été construit dans l’illégalité la plus totale. Mais, contrairement au projet de barrage de Sivens, il existe depuis plus de 18 ans. Pendant ces 18 ans, la CACG s’est satisfaite de gérer ce barrage illégal. Aujourd’hui, le Conseil départemental du Tarn cherche à faire avaler son « intérêt général ».

En réalité, il s’agit de sauver la CACG du merdier dans lequel cette société s’est mise, comme elle l’a fait pour Sivens. En effet, le barrage a subi de graves désordres, notamment concernant son évacuateur de crue, constaté par la DREAL en septembre 2013 et qui a amené la préfecture à publier, le 15 avril 2015, un arrêté enjoignant la CACG à réaliser les travaux avant le 31 mars 2016 (date non respectée puisque dépassée) et limitant le niveau de remplissage du réservoir à 3 m  au-dessous de sa côte maximale. L’objectif caché de cette enquête est de faire payer ( 550.000 euros, excusez du peu) les malfaçons de l’ouvrage par le contribuable. Un nouveau scandale !

Nous vous conseillons vivement de lire le dossier d’enquête publique disponible sur le site de la préfecture, ainsi que l’arrêté préfectoral du 15 avril 2015 sur les mesures de précaution et les travaux de réparation de l’évacuateur de crue.

Pour plus d’informations sur cette enquête, nous vous invitons à vous rendre sur le site du collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET.

Intéressant également à consulter, un bref historique du barrage de Fourogue qui montre son illégalité et même que, le 16 octobre 1997, la CACG a continué les travaux alors qu’il a été prononcé un sursis à exécution.

site du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet: http://www.collectif-testet.org/

le lundi 19 septembre 2016:Thierry Carcenac répond à Thierry Gentilhomme

C’était ce lundi matin à Albi: conférence de presse de rentrée. L’occasion pour Thierry Carcenac de répondre à l’ex-péfet du département. Avant son départ, ce dernier est notamment revenu sur le dossier Sivens, déclarant que « quelque chose n’était pas solide dans ce dossier » « et « qu’on n’aurait pas du l’engager dans de telles conditions ». Voici la réaction de Thierry Carcenac sur 100%radio.

Petit rappel de ce qu’avait déclaré ce monsieur concernant le décès de Rémi: « Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement stupide et bête »vidéo de la Dépèche.fr ici